Tranche de vie #4 : Mon confinement
- Estelle
- 17 mai 2020
- 8 min de lecture
Bonjour à tous,
aujourd’hui je vous partage un article dans lequel je vais revenir un peu sur mon expérience personnelle du confinement. C’est une sorte d’article Tranche de vie qui accompagne le Lifestyle mais qui s’en détache un peu dans le sens où je vais me concentrer sur deux choses : vous exposer mon quotidien en tant qu’étudiante en double-licence Histoire/Philo et blogueuse mais aussi être honnête quand à mon organisation et les répercussions que mon confinement a initiées, dans ma vie personnelle, scolaire et autour de ce blog (c’est surtout pour ce dernier point que j’en parle). Parler du confinement pendant me semblait peu envisageable. J’aime observer et prendre un minimum de recul avant de poser un bilan. Parle du confinement en cours me paraissait alors peu raisonnable, en plus dans ma bulle Internet tout le monde en parlait sur Youtube et sur Instagram : mes propos auraient pu être obstrués par ceux des autres allant de « il faut garder le même rythme » à « profitez en pour ralentir un peu » alors que pour moi le message était plus proche de « c’est l’équilibre qui est crucial ». Je vais donc vous parler de mon confinement : rythme et organisation de travail fluctuants, des réalisations créatives, des projets à venir qui en découle, etc. Pour ça je vais découper en trois parties pour décrire au maximum les trois phases que j’ai eu tout au long de la période et même plus puisque que je parle aussi de la semaine du 11 mai.
Entre concentration et démotivation
Avant toute chose il faut savoir qu’au niveau de la continuité pédagogique j’ai surtout eu du travail du côté de la philosophie, en Histoire les professeurs donnaient des cours mais il n’y avait pas d’exercices réguliers à rendre par exemple, en philosophie c’était le cas de certaines matières donc ça a beaucoup influencé ma motivation à la base.
Au début de la période je me disais « en fait, c’est comme d’habitude sauf que je suis chez mes parents », et donc j’ai commencé à agir comme avant c’est-à-dire avec beaucoup de motivation et d’assiduité même si j’ai dû adapter certains exercices à ma double-licence (les exercices en groupe passaient un peu à la trappe parce que j’avais déjà mes partiels d’Histoire en groupe à boucler, je faisais donc tous les exercices mais seule). Finalement le début, qui équivaut aux semaines de confinement juste avant mes vacances, était réellement comme d’habitude et donc tout allait bien. J’avais une organisation, des objectifs et je faisais ce que j’avais à faire. Mais bon, passé quelque temps, j’ai fini par me dire que les exercices c’était bien mais les révisions commençaient à devenir urgentes...et c’est là que ça a dérapé. Déjà parce que réviser quand on n’a aucune idée de ce qui nous attend en partiel, et ensuite parce que chez mes parents, il faut l’avouer, il y a beaucoup plus de distraction que chez moi.
Distraction n°1 de cette histoire : la série Dr.House. Je l’avais évitée tout ce temps et il a fallu qu’on me mette devant, et ça a été le déclencheur d’une lutte sans nom entre mon envie de réussir et la flemme. Depuis ma L1, j’avais pris pour rituel de réviser devant Harry Potter (imaginez ma déception lorsque je ne les ai pas trouvé sur Netflix), dans le pire des cas, devant Lucifer. Les deux on l’avantage que je connaisse l’histoire par cœur, et le deuxième à l’avantage d’être suffisamment drôle pour pas m’ennuyer et pas assez intelligent pour me déconcentrer. Mais Dr. House c’est un autre programme, ça m’a intéressé, l’aspect enquête, les notions de médecine, le personnage de House. Bien sûr, c’est connu, très américain dans son approche (je dis ça par rapport à un standard de série américaine que je connais), très provocateur et parfois même légèrement lourd. Mais c’est fun, ça se regarde, ça me fait marrer. J’ai passé bien trop de temps devant et ça m’a détourné de plein de révision que j’aurais pu mieux faire si j’avais eu un minimum de discipline. S’est ajouté à cela un besoin fort de créer, j’en ai parlé assez régulièrement récemment et j’en parle beaucoup sur les réseaux sociaux du blog mais je vais en reparler un peu ici !
J’ai donc eu en parallèle de tout ça un regain créatif que j’attendais en réalité. Depuis toujours la période de mars-avril e été pour moi une période de regain de motivation et/ou de création. Je savais que le confinement renforcerai cela et donc j’ai beaucoup créé pendant cette période. Il y a juste la semaine du 11 mai, semaine pendant laquelle je rédige ce bilan, que ma créativité à un peu diminuée. Disons que je reste créative mais que je mets ça au service de mon blog avec cet article mais aussi avec la reprise des publications sur les réseaux sociaux, et aussi un dossier que je dois rendre en philosophie, que je considère comme un travail de création. J’ai aussi repris mon roman en même temps que j’ai repris la miracle morning (enfin). Mais tout ça je le garde pour un prochain article ! Ce regain créatif a tout de même fortement impacté ma capacité de concentration sur mon travail, combiné à la série c’était vraiment compliqué de m’y remettre.
Créations et réorganisation
J’ai donc vraiment beaucoup créé pendant cette période, j’en vais besoin mais aussi cela me détendais et ça m’aidais aussi à me concentrer réellement sur une tâche. Comme je n’y arrivais pas autour des cours, je le faisais avec la création, et ça a finit par me ramener une motivation pour les cours.
Lorsque j’ai commencé à créer dans mon Bullet Journal, j’ai tout de suite compris que c’était ce qui me fallait. Comprendre que me forcer à travailler ne fonctionnerai pas à prit plus de temps par contre, mais j’avais beau essayer rien ni faisait, je mettais beaucoup de temps à faire des tâches simples et j’expédiais celle que j’avais pour habitude de faire de manière appliquée. J’ai donc préféré me concentrer sur ma zone de réconfort. Je vois ça comme une zone interne à la zone de confort. Il s’agit de l’activité que j’éloigne de toutes comparaisons négatives et de toute jugement personnel. Je limite autant que possible le risque de syndrome de l’imposteur autour de cette activité car elle est un cocon au même titre plus global que mon développement personnel. Je ne souhaite donc pas prendre le risque de ternir mon rapport à cette bulle. J’ai donc créé régulièrement, appris des choses, pris le temps d’être réellement concentrée sur ça et d’y prendre le maximum de plaisir. Et finalement le désir d’apprendre était aussi fort que l’envie de créer donc je me suis penchée à nouveau sur mes pourquoi et mes mantras, bien-être et culture.
Reprendre mes pourquoi et mes mantras m’a permis de retrouver les causes qui me poussaient à travailler et à le faire bien lorsque j’étais encore motivée. Et dans le lot des causes il y avait surtout mon envie d’apprendre. Cette envie d’apprendre était réelle et traversait même ma création puisque chaque jour où je faisais l’effort de dessiner j’essayais d’améliorer la chose, de trouver de l’aide sur des sites de dessin, de regarder les techniques d’autres personnes. Finalement peu importe la sphère que j’observe dans ma vie, l’envie d’apprendre revient toujours sous différente forme. J’aime comprendre, connaître, retenir, découvrir. Et cette volonté d’appendre une fois réintégrer comme la cause qui me pousse à aimer ce que je fais, j’ai pu me remettre sur les rails plus rapidement.
Cette longue pause dans le travail que je me suis accordée m’a permit de retrouver les bases de mes projets et de les remettre en place, c’est donc le 11 mai que j’ai repris ma miracle morning et que j’ai bien prit le temps de faire correctement les révisions avant mes partiels, même si finalement les cours étaient autorisés et donc j’ai préféré ne pas perdre trop d’énergie dans un travail trop conséquent avant. J’ai donc passé ces partiels avec tout le sérieux possible et je me suis remise sur mes dossiers de la même manière. J’ai aussi commencé à revoir mon organisation et notamment fait un comparatif de plusieurs planner en parallèle de mon bullet journal pour finalement envisager de garder mon Bullet Journal (et peut être juste passer sur un Traveler’s Notebook pour séparer les carnets tout en les ayant au même endroit. Mais cette alternative est un peu onéreuse). J’ai aussi réamménagé ma chambre pour séparer ma zone de travail de ma zone de repos et aussi ma zone de création de ma zone de travail même si pour le moment ce n’est pas tout à fait ancré.
L’impact probable sur le futur
Forcément, tout ce chemin mental pour retrouver certaines choses qui me sont utiles et instinctives m’a apporté beaucoup et il y aura sûrement des impacts forts sur le futur.
Le premier d’entre eux est que ma baisse de motivation m’a empêché de bien travailler pour mes partiels au début de la session et je ne sait absolument pas quels résultats ressortiront de cette expérience. Mon ressenti après des partiels n’a jamais été aussi positif mais j’ai conscience de m’être beaucoup reposé sur certains avantage comme l’accès aux notes de cours etc, qui va forcément impacter, en bien ou en mal, mes résultats. Cela implique donc un avenir incertain qui m’a forcé à prendre quelques décisions comme par exemple accepter que la double-licence ne sera pas un choix faisable l’année prochaine si je ne valide pas une ou deux de mes L2, mais pour me motiver à continuer mes efforts j’ai trouvé une première idée de master recherche.
Ce confinement a aussi eu des répercussions sur mon blog, la reprise progressive de ma routine du matin et du soir m’a permis de vous écrire cet article sur une semaine et pas en une journée comme ce fût le cas avant. Aussi, les retards et les oublis m’ont fait réaliser que je devais mieux organiser mes publications quitte à les prévoir largement à l’avance. J’ai déjà quelques idées qui se mettent en place, notamment un article autour d’un jeu vidéo qui me tient à coeur et pour lequel j’ai ressorti des livres d’histoire. J’ai un carnet en parallèle de mon bullet journal dans lequel je compile des réflexions et des notes sur mes différents projets et pour le moment ma liste d’article est plutôt bien remplie. J’ai encore quelques idées en stock à y ajouter mais ses idées seront bien plus longue à mettre en place.
Ce que j’en retiens aujourd’hui, c’est que mon efficacité est très dépendante de mes envies sur le moment : si je veux créer, forcer mon travail ne sert à rien, et si je veux travailler je crée beaucoup moins et beaucoup moins bien. De plus, ma reprise de motivation a beaucoup été impactée, positivement, par la reprise de mes routines, j’en conclu que mon équilibre entre le personnel, le créatif et le scolaire est réellement important pour moi et maintenant que je le sais je vais pouvoir reprendre mon organisation en l’adaptant à ça.
J’espère que cet article vous a intéressé et vous motive un peu à faire ce petit bilan de la situation. De mon côté, le bilan est très positif simplement parce ce confinement n’a pas changé grand-chose à ma vie. Avec la double-licence, je faisais le plus de chose chez moi en récupérant les cous en ligne. Cette méthode m’a toujours un peu plus motivée que le fait d’être en cours. Mais si vous faites un bilan n’ayez pas peur du négatif, ne vous focalisez pas non plus dessus. Soyez au maximum objectif et indulgent.
Sur ce je vous souhaites de belles découvertes.
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