top of page

C'est une question de chance...mais cela ne vient pas sans effort !

  • Photo du rédacteur: Estelle
    Estelle
  • 21 sept. 2020
  • 7 min de lecture

Bonjour à tous,

je vous retrouve aujourd'hui pour un article axé sur la question de la chance dans la réussite. Beaucoup ont tendance à l'oublier, résumant leur réussite ou leur succès par un lien de cause à effet entre leur effort et les résultats. Cependant cela mène parfois à des interprétations qui deviennent peu à peu des superstitions, c'est surtout le cas lorsque notre visibilité, entant que créateur par exemple, ne dépend uniquement d'algorithme. Dans ce cadre là, la chance représente la quasi-totalité des raisons qui font le succès. De l'autre côté il y a les gens qui pensent que la chance fait absolument tout dans la réussite, ce qui peut être à la fois un moyen de garder les pieds sur terre mais qui devient vite une pensée limitante que l'on retrouve parfois sous le nom de "fixed-mindset", cette pensée peu s'expliquer par l'idée que l'on naîtrait avec un paquet de capacité et aptitudes et qu'aucun effort ne ferait changer ça, autrement dit, si vous ne savez pas peindre, c'est que vous n'avez pas eu la chance d'avoir cette aptitude et donc vous ne l'aurez jamais.


Je pousse forcément la place de la chance dans ces extrêmes ici, pour montrer que ces deux approches existent mais n'apportent pas grand chose : d'une part des perceptions erronées des causes d'une réussite et d'autre part un abandon pur et simple de l'idée de gagner des compétences.


La "chance" est un concept très vaste, tellement vaste que dans certains cultures et religions ce concept ne peut même pas exister. Et surtout, c'est un concept connoté : lorsque l'on dit d'une personne qu'elle a eu de la chance, c'est tourné dans le sens d'un évènement fortuit qui a conduit à une bonne nouvelle ou une bonne situation, parfois ce genre de remarque est même prononcé avec une forme de jalousie. Lorsque l'on attribut la chance à l'autre, on suppose qu'elle n'est d'une part peu responsable de sa situation, et d'autre part l'on revient à cet état d'esprit limitant qui nous fait envisager cette situation comme inatteignable pour soi car nous "on a pas eu de chance".


Toutes ces perspectives sont intéressantes mais dans cet article je vais essayer de rendre une approche plus concrète. Evidemment, nous ne sommes que très peu responsable de ce qui nous concerne et nous arrive, la seul chose que nous détenons réellement comme contrôle, c'est la manière dont on répond à ces évènements, ces situations...tout du moins dans le cadre de ce qu'on appelle la réussite. Je vais d'ores et déjà éliminer la notion de célébrité ici, parce que ça et la richesse sont très dépendantes de la chance. Mon propos s'inscrit dans l'idée suivante : Oui, la chance a une place dans la réussite, mais non, rien ne s'obtient sans effort avec l'aide d'une formule secrète. Pour que la chance puisse exister il faut déjà lui donner de la matière, par exemple, vous pouvez avoir toute la chance du monde dans une petite boite, vous ne publierez jamais un roman à votre nom et de votre plume si vous ne l'écrivez pas. Voici donc mes recommandations pour déclencher des chances.


I. Reprendre confiance en soi

La première étape est de reprendre confiance en soi. Si l'idée est que la chance se provoque, il faut déjà entretenir une bonne estime de soi. La confiance vous permettra de vous revaloriser, de mieux cerner vos envies, vos objectifs et surtout d'oser les provoquer : la chance d'obtenir votre job de rêve n'arrivera pas sans postuler dans un premier temps. Reprendre confiance en soi ne veut pas non plus dire devenir orgueilleux, opportuniste ou imbu de soi comme certains le croient. Avoir confiance en soi c'est réapprendre à faire les choses pour soi, pour son bien, et hors de la comparaison avec autrui. On ne vous demande pas d'être meilleur que votre voisin ou le meilleur de votre promotion, on vous demande de ne plus avoir peur, de ne plus croire que ce n'est pas à votre porter. Vous pouvez avoir de la chance, mais pour ça il faut d'abord se l'autoriser, arrêter de regarde vos collègues en vous disant "ils en ont, de la chance" et demandez-vous plutôt ce qui vous empêche de saisir la possibilité d'en avoir aussi. Eux non plus, ils ne sont pas toujours confiant, peut être ont-ils mit des mois avant de la demander cette promotion, ou cette mutation, voire même cette démission. Ne chercher pas à savoir ce qu'ils font et comment, chercher à savoir comme vous pourriez faire pour obtenir ces chances, et faites-vous confiance. C'est un travail sur soi très long et difficile mais ne négligez pas les petites étapes. Il n'y a pas de raccourcis pour faire évoluer une situation, il faut chercher, tester, se tromper et recommencer, mais pour ça il faut apprendre à voir ses propres aptitudes et capacités.


II. Se donner les moyens et tomber amoureux du processus

Pour synthétiser, je dirais que le but de cette prise de confiance est de vous donner les moyens. ça ne sera pas simple et c'est aussi le problème du concept de "chance" c'est qu'on imagine souvent que la chance est un énorme changement : cela peut l'être dans les cas que nous avons écartés précédemment (richesse et célébrité). Mais dans un cadre plus quotidien, vous pouvez vous attirer de la chance, pour cela il faut se lancer, non pas vers un objectif, mais dans un processus. J'ai déjà utilisé cette image : soyez un randonneur sérieux, attentif mais aussi curieux des différents chemins à explorer, ne soyez pas obsédé par l'idée d'atteindre le plus rapidement possible votre objectif. Prenez le temps d'apprécier le paysage, de souffler, de vous égarer, mais ne précipitez pas le processus car cela vous obligerai à escalader la montagne, vous arriverez peut-être plus vite mais trop épuisez un insatisfait pour pouvoir en profiter et pour pouvoir constater que pleins d'autres montagnes vous attendent. "Tomber amoureux du processus", qu'est-ce que ça veut dire ? Voyez votre objectif comme un onglet à dérouler : il se divise en étapes, elles-même se déroulent chacune en sous-étape qui elles-mêmes se déroulent en tâches...Lorsque l'on fixe l'objectif, on ne sait pas vraiment où on va et ce qu'on doit faire. Ici c'est déjà plus clair, mais réellement démotivant. Or si vous prenez le temps d'appréciez chaque tâche, puis chaque sous-étapes puis chaque étapes, vous constaterez que vos craintes d'un objectif trop loin se dissiperont au bout des quelques tâches accomplies, et vous atteindrez votre objectif en bien moins de temps que si vous vous étiez contentez de le viser sans le découper en un processus. De plus, lorsqu'un objectif semble trop inaccessible, le découper en tâche permet de le ramener à une réalité plus concréte et qui depends plus de nous que l'objectif final : par exemple, il se peut qu'en voyant l'objectif vous vous dites que c'est impossible parce que cela dépend d'un accord de l'administration où vous êtes et qui, selon vous, n'acceptera jamais. Premièrement, comme dit dans le vivre Les Quatre Accords Toltèques, il ne faut pas supposer, ne supposer jamais un accord ou un refus, une pensée à quelqu'un. Surtout que ce genre de supposition repose sur vos croyances et sur votre estime de vous et donc dépends beaucoup du contexte donc évitez d'anticiper les réponses et allez poser la question d'abord. Et encore une fois il s'agit d'étape, sous-étape et tâche, il y a surement plein de petite chose que vous pouvez faire par vous même qui faciliteront la demande qui vous inquiète. Dans certains cas, vous pourrez même tenter d'y aller "au culot" en tentant le tout pour le tout, mais pour se faire il faut réellement booster sa confiance et avoir un plan pré-définit ainsi qu'une solution de secours, l'avantage de cette méthode c'est que la chance pourrait reposer sur l'impression de détermination que cela peut donner, mais s'il s'agit d'un bluff faites attention à avoir un plan derrière en cas de réponse positive. De plus, si cela fonctionne vous pourrez établir les étapes de votre objectif à partir de là. En revanche cela dépend beaucoup du cadre de la demande et ça n'est pas possible dans toutes les situations : confiance en soi, plans de stratégie, processus et connaissance du marché/terrain/cadre définit sont requis. Pour le moment restez concentrez sur la division d'objectif en étapes/sous-étapes/tâches afin d'intégrer la réalisation de ce projet au quotidien.


III. Viser du quantifiable

C'est un conseil qui est assez connu mais il est vrai que j'ai moi-même beaucoup de mal à le mettre en place parce que mes projets ont difficilement des donnés mesurables. Il faut donc un peu d'imagination pour savoir comment mesurer l'avancée d'un travail. Le fait est que le quantifiable, bien que la quantité ne soit pas l'inquiétude première, permet de maintenir un rythme ou de mieux corriger l'organisation. Plus vous pourrez quantifier ce que vous devez atteindre/faire plus vous gagnerez en résultats qui ici seront significatifs et vous ouvriront des portes (ex : des bonnes notes après avoir réussi à lire un chapitre par jour de livres d'études).


IV. Fixed Mindset vs. Growth Mindset

Ce dernier point est pour moi le plus important car le plus "long terme" à mettre en place. En effet, l'idée du Fixed Midset et du Growth Mindset implique un travail de déconstruction de certaines croyances qui nous empêche de chercher à attendre ce que l'on place comme des niveaux d'excellence. Alors oui, il faut être réaliste sur certains point mais il ne faut pas s'empêcher d'essayer à cause de l'idée que "sans talent, je n'y arriverai pas", le talent existe certes mais un talent qui n'est pas travaillé ne mène pas plus loin que l'absence de talent. Alors que même si vous n'avez pas ce talent vous pouvez y travailler et réussir. Il faut se donner une chance. Mais pour ça il y a un processus de déconstruction de la croyance en un paquet de dons donnés à la naissance et qui limiterai ce que vous pourriez apprendre. Il faut modifier cette idée que l'on est tel que l'on naît et que l'accès à la réussite ou à certains milieu est un accès élitiste et réservé à ceux qui ont reçu les compétences et les facilités parce c'est ce qu'ils sont alors qu'en réalité il ne s'agit très souvent que d'entrainement, d'essai, d'échec et de persévérance qui donne son nom au Growth Mindset qui suppose un état d'esprit propice à l'apprentissage et à l'évolution par l'échec et les tests répétés et variés.


Cet article touche à sa fin, j'espère qu'il vous a plu et vous sera utile, sachez que tout ça est très long à appréhender et que ce n'est jamais utile de tout appliquer d'un coup sans prendre le temps de faire à son rythme.

Sur ce, je vous souhaite de belles découvertes

Posts récents

Voir tout

Comments


© 2023 by Fashion Diva. Proudly created with Wix.com

bottom of page